Concert vendredi 9 août 2024

PROGRAMME

Claudio MONTEVERDI
Oblivion suave
Luciano BERIO
Rossignolet du bois
ANONYME
Havun

François COUPERIN
Le Rossignol en amour
Jean-Baptiste de BOUSSET
Pourquoy doux rossignol
Jean-Philippe RAMEAU
Air de Phani

Joseph HAYDN
John Anderson
John DOWLAND
Come Again
Henry PURCELL
One charming night
Joseph HAYDN
Mary’s dream
Henry PURCELL
Strike the viol

Benjamin BRITTEN
The salley gardens
How sweet the answer
Maurice RAVEL
Les cueilleuses de lentisques
Benjamin BRITTEN
Il est quelqu’un sur terre
Sufjan STEVENS
Mystery of love

Claudio MONTEVERDI
Oblivion suave
Luciano BERIO
Rossignolet du bois
ANONYME
Havun

François COUPERIN
Le Rossignol en amour
Jean-Baptiste de BOUSSET
Pourquoy doux rossignol
Jean-Philippe RAMEAU
Air de Phani

Joseph HAYDN
John Anderson
John DOWLAND
Come Again
Henry PURCELL
One charming night
Joseph HAYDN
Mary’s dream
Henry PURCELL
Strike the viol

Benjamin BRITTEN
The salley gardens
How sweet the answer
Maurice RAVEL
Les cueilleuses de lentisques
Benjamin BRITTEN
Il est quelqu’un sur terre
Sufjan STEVENS
Mystery of love

Fiora McGown et l’ensemble  » Les Ombres  » (deux instruments) ont l’idée judicieuse de commencer leur récital par Monteverdi (Schrade, 1981 ; Alessandrini, 2005). C’est lui qui eut l’idée dans ses écrits et ses compositions de substituer à la  » prima prattica « , fondée sur le contrepoint linéaire sans voix prépondérante la  » seconda prattica « , où la basse assurait le fondement harmonique – celle-ci souvent chiffée ou réalisée par un instrument dédié, le  » continuo « . Les instruments prirent petit à petit leur place dans cet ensemble.
A côté des Français Couperin, de Bousset, Rameau, nous pouvons noter le maître de la musique baroque anglaise, Purcell (Dupre, 2022) ainsi que son collègue Dowland. Le classicisme est représenté par deux œuvres de Haydn (Marnat, 1995). Le XXème siècle est représenté par une œuvre de Luciano Berio (une adaptation), Ravel et deux œuvres de Britten (de Gaulle, 2013) qui attachait une grande importance à la musique vocale sous des formes très variées.

C’est donc un certain portrait de la musique vocale monodique qui nous est présenté ce soir depuis la révolution monteverdienne, avec ses propres évolutions, révolutions ou pas de côté. Notons que l’importance accordée à Purcell, Dowland, Britten peut être entendue comme une allusion discrète au goût de ses amis d’outre-manche pour la musique vocale.

Texte de Gérard Bégni
Administrateur du Festival du Comminges
Membre de la Société Française de Musicologie Membre de la Société
Française d’Analyse Musicale Membre associé de la Fondation Maurice Ravel
Membre de l’Association Les amis de Francis Poulenc
Membre de la Confrérie de Saint‐Bertrand