Concert mardi 6 août 2024

PROGRAMME :

Camille SAINT-SAËNS
Sonate op. 167

Ernest CHAUSSON
Andante et allegro

Claude DEBUSSY
Rhapsodie

Christian LAUBA
Simple tune

Francis POULENC
Sonate

Robert SCHUMANN
Fantasiestucke op. 73

Johannes BRAHMS
Sonate n°2 op. 120

Mise au point au début du XVIIIème dans une forme primitive, la clarinette (Lawson, 2011) fut introduite dans la musique classique vers le milieu du siècle par les musiciens de l’école de Mannheim (Feist, 2001).Quelque trois décennies plus tard, Mozart (Hyatt, 1988 ; Massin, 1990) lui confia trois chefs-d’œuvres inégalés (trio K. 498, quintette K. 581, concerto K. 622). Le XIXème siècle et le début du XXème siècle la négligea quelque peu dans la musique de chambre. Pierre Génisson et Claire Désert nous présentent quelques heureuses exceptions.
Schumann (François-Sappey, 1999) lui confia en 1849 ses trois  » Fantasiestücke  » op. 73. Brahms (Rostand, 1990) avait décidé d’arrêter de composer lorsque le clarinettiste Richard Mühlfeld provoqua le sursaut d’inspiration de quatre chefs-d’œuvre dont la sonate n° 2 op. 120 (1894). En France, Chausson (Thieblot, 2023), sorte de pont entre Franck et Debussy, écrivit un bien bel  » adagio et allegro « . Debussy (Lesure, 2003) écrivit en 1909 avec les chausse-trappes de rigueur sa rhapsodie n°1 pour le concours de clarinette du Conservatoire de Paris. Au XXème siècle, deux compositeurs que tout oppose écrivirent en fin de carrière trois sonates pour vent et piano, dont une pour clarinette. Tandis que Saint-Saëns (Caron, 2013) inscrivit sa pensée musicale dans un cadre néo-classique,
Poulenc (Lacombe, 2013) confia à la clarinette les traits les plus espiègles de ses sonates avec instrument à vent.

Texte de Gérard Bégni
Administrateur du Festival du Comminges
Membre de la Société Française de Musicologie Membre de la Société
Française d’Analyse Musicale Membre associé de la Fondation Maurice Ravel
Membre de l’Association Les amis de Francis Poulenc
Membre de la Confrérie de Saint‐Bertrand